Divine à 6 Mois 1/2?
Par Nathalie le samedi 1 avril 2006, 21:00 - Gestation 06->07 - Lien permanent
Nous allons donc de surprise en surprise....

Le mardi 27 septembre, Divine a donc eu à nouveau une échographie, troisième
depuis celle positive du mois de mai, et seconde depuis celle où le vétérinaire
a trouvé une poche amniotique vide fin août.
Pour lui, Divine a certainement coulé et il expliqué la "déformation" du ventre
par le fait que tout ne s'est pas encore résorbé... ou alors "ventre
d'herbe".
Je reste perplexe car Divine n'a jamais eu un tel ventre depuis que je l'ai,
soit dix ans.
Mais au diagnostic de gestation négatif, c'est comme un couperai qui tombe. Je
me sens attristée. Eh oui, on s'imagine déjà le poulain. On pense déjà à son
nom.
Pour nous, il est déjà là, même si imperceptible.
Je me vois résignée à devoir faire mon deuil de ce poulain.
Ceci dit, après des recherches sur internet, je ne craignais que ma jument
présente une grossesse molaire: dégénérescence, tuméfaction du placenté.
Heureusement ce n'est pas le cas. A l'échographie, la poche amniotique est bien
nette, noire et sans apparence de grappe de raisin ou tempête de neige.
Il n'y aurait pas non plus de macération. D'ailleurs Divine est en forme.
Etant choquée que le vétérinaire me dise qu'elle a certainement coulé, je lui
demande s'il est sûr et certain.
Il me dit qu'il y a une petite chance pour que le feotus soit hors d'atteinte
de la sonde.
Pour être sûre je lui demande si une prise de sang m'apporterait la certitude
qu'elle ait avorté. Il pratique donc cette prise de sang et me dit d'attendre
quinze jours pour avoir les résultats.
Déjà le mois d'attente entre les deux échos fut très long à m'imaginer le pire
qui pourrait expliquer ce "gros ventre". Mais devoir attendre quinze jours de
plus...
Enfin bon, pour lui elle est vide et se porte bien. C'est comme ça, les
résorptions embryonnaires ne sont pas rares.
Je m'attends donc à un résultat de sang négatif et commence à penser qu'il
faudrait que je mette Divine à la diète et la retravailler davantage pour
qu'elle reprenne du muscle.
Suggérant cela à mon vétérinaire, il me conseille tout de même d'attendre les
résultats de la prise de sang.
Le 4 octobre, rentrant chez moi, je relève le courrier. Il figure une lettre de
l'INRA.
Après l'avoir ouverte, voici ce que je lis

Donc résultat du test de gestation tardif avec dosage aux oestrogenes: POSITIF,
elle serait gestante.
Aussitôt, j'appelle mon vétérinaire qui bien entendu ne s'attendait pas à ce
résultat.
Ses propos en substance se résument à "le témoin de la présent
"placenta/foetus" est là mais je ne l'ai pas vu."
Il me conseille donc de la surveiller et reste très sceptique. Nous convenons
aussi que je me renseigne auprès de l'INRA.
En fait leur dosage, c'est les CPM (compteur....), moins il est élevé, et plus
il y a d'hormones. Je n'ai pas tout compris mais ils comptent avec un produit
radioactif.
Là, il est à 401.
La normale à 80 jours est 1200.
La normale pour une jument non gestante est 4000-5000.
D'après la personne en cas d'avortement, un mois après ça revient à la normale
donc pour elle elle serait gestante mais... ils ne sont pas véto.
Sur d'autres conseils, j'ai contacté Maisons-Alfort. La vétérinaire que j'ai eu
m'a dit qu'il existait une période "battarde" où il était difficile de voir le
feotus. Elle m'a aussi dit que pour elle, en général le foetus est expulsé et
qu'il est rare qu'il se résorbe chez la jument. Elle m'a aussi dit qu'arrivé à
2 mois de gestation, les taux d'hormones ne redescendaient pas suite à un
avortement. Mais elle n'a pas su me dire s'il s'agissait des oestrogenes. Elle
m'a expliqué que pour être sûre il fallait faire une échographie transcutanée
mais qu'il existait une période "battarde" où il était difficile de voir le
coeur battre. Et elle m'a aussi dit qu'on pouvait faire d'autres dosages
hormonaux. Elle n'a donc pas su me dire si elle serait toujours pleine... mais
elle ne s'y connait pas en reproduction.
Il serait donc tout à fait possible qu'elle soit pleine.
Demandant des conseils à d'autres forumeurs, voici ce que m'a trouvé
nomade
"lu sur cheval santé:
- à 200jours de gestation,le poulain est parfaitement identifiable au
toucher(fouille).
- doser la progestérone est tentant,mais il s'agit en fait d'un test de non
gestation,si le taux trouvé est nul,il est certain que la jument est vide.en
revanche si on trouve cette hormone,cela signifie soit que le jument est
pleine,soit qu'elle porte un corps jaune persistant sur un ovaire.
- ce sont les oestrogènes qui apportent les dosages les plus
spécifiques.leurs taux augmentant significativement à partir du 90jour dans le
sang,ils permettent un test de gestation tardif mais sur"
Darius explique aussi:
"Je viens de jeter un oeil sur le bouquin de Peter Rossdale. Dans les methodes
de diagnostic de gestation il parle de tout ce dont on a parler mais il dit que
la présence d'oestrogène dans les urines est fiable à partir du 120 ém jour
mais parfois equivoque et que l'on doit dans ces cas là recommencer une
analyse.
Il dit aussi qu'aucune preuve n'a encore été apporté, et ce quel que soit le
stade de gestation, qu'une recherche manuelle par palpation transrectale
palpation manuelle avait provoqué un avortement . L'anti preuve est qu'il est
très difficile d'éliminé un jumeau malgré la pression exercée et les forces
appliquées.
Il donne aussi une autre méthode de diagnostic l'electrocardiogramme en
plaçàant les électrodes au dos et au ventre de la juments les tracé de la
juments et du foetus se superposent. Ces mêmes battements peuvent être reconnus
par l'echographie qui peut aussi controler tout mouvement du foetus."
Dans le même temps je me suis commandées des livres sur l'ouvrage qui
m'apportent certains renseignements.
"Ca y est j'ai reçu mes livres. Ils ont fait super vite.
Alors fiabilité de l'échographie: 98%. Fiabilité du test aux oestrogenes:
95%.
C'est kifkif bourriquot.
Ils disent que les oestrogenes chutent après la mort du foetus mais qu'ils ne
permettent pas de donner une indication sur l'état de santé du foetus.
Concernant l'échographie, je n'ai pas bien compris la portée de la sonde:
10cm?
Donc je me demande si une jument multipare n'a pas un utérus plus gros qu'une
primipare et que donc lorsque le foetus descend vers 45 jours et après s'il n'y
a pas la possibilité que le foetus se trouve hors d'atteinte de la sonde.
Sinon ils disent aussi que parfois la vessie peut être confondue avec l'utérus.
Ceci dit, mon véto me semble avoir fait comme ils expliquent: visualisation des
ovaires...
Je continue d'attendre et de surveiller."
La question est donc plus que jamais d'actualité:
Pleine ou pas pleine?
Le fait que le véto n'ait rien vu à l'échographie pourrait il provenir que
Divine étant multipare ait un utérus qui soit plus gros de volume ou plus
descendu?
Pour vous donner une idée du ventre de Divine voici quelques photos:






HORMONES PENDANT LA GESTATION
Progestérone et Progestagenes
Origine ovarienne
Le premier pic hormonal de la gestation chez la jument est celui de la
progestérone (hormone stéroidienne). La progestérone est présente dans le
plasma de la jument jusqu'à J200 environ, date à laquelle le corps jaune de
gestation et les corps jaunes secondaires (apparus à partir de J40) ont
complètement disparus.
Chez la jument cyclique, le volume du corps jaune commence à diminuer et la
sécrétion de la progestérone par le corps jaune s'effondre vers le 12ème jours
post ovulation (lutéolyse). Ce phénomène ne se produit pas chez la jument
gestante du fait de l'inhibition de la décharge de prostaglandines par
l'utérus. Cependant, la sensibilité aux prostaglandines du corps jaune de 14
jours chez la jument gestante reste identique à celle du corps jaune de la
jument cyclique.
Chez la jument gestante, la concentration plasmatique de progestérone décroit
néanmoins progressivement de 8ng/ml en moyenne vers J10- à 5ng/ml vers J30.
Elle remonte ensuite au regain d'activité du corps jaune primaire et à
l'apparition de corps jaunes secondaires stimulés par l'eCG à partir de J40.
Trente pour cent des corps jaunes secondaires résultent d'ovulations (2 à 3 par
jument), tandis que le reste provient de la lutéinisation de follicules non
ovulés. Le nombre de corps jaunes secondaires passe ainsi de 2,8 à J70 à 10,2 à
J40.
Origine foeto-placentaire
Progressivement le placenta prend le relais de l'ovaire pour le maintien de la
gestation. Le moment où ls ovaires ne sont plus utiles au déroulement de la
gestation reste mal défini. Il a été déterminé par ablation des ovaires à
différents moments de la gestation. Tous les animaux castrés avant J45 avortent
et 50% de ceux castrés entre J45 rt J70 font de même. En revanche, totues les
castrations au-delà de J140 donnent lieu à des gestations normales. En fait,
au-delà de J90 les ovaires ne seraient plus nécessaires au maintien de la
gestation.
Durant la gestation, le complexe foeto-placentaire sécrète des dérivés de la
prgnénolone et de la progestérone, communément appelés progestagènes, dans le
sang maternel. Cers hormones proviennent du foetus, directement ou après
transofmration au niveau du placenta. Ces hormones proviennent du foetus,
directement ou après transformation au niveau du placenta. Après environ J200,
lorsque tous les corps jaunes ont régressé, seuls les progestag-bes sont
présent dans la circulation sanguine maternelle et la progestérine elle-même
est absente. Leur concentration cumulée est élevée (dans l'ordre du microg/ml).
Lorsque l'on utilise un test de dosage de la progestérone pour mesurer la
concentration des progestagènes en fin de gestation, on note des taux
inférieurs à 10ng/ml avant 300 jours de gestation. Ces concentrations
augmentent ensuite jusqu'à environ 20-25ng/ml 24 à 48 heures avant mise-bas
puis chutent brutalement. L'augmentation des progestagènes en fin de gestation
pourrait être liée à la préparation de la jument pour la mise-bas.
eCG=Equine Chorionic Gonadotrophin
Anciennement appelée PMSG (Pregnant Mare Serum Gonadotrophin), l'eCG constitue
le deuxième pic hormonal. Cette hormone glycoprotéique est sécrétée par les
cupules endométriales de l'utérus présentes du 36ème au 120ème jour de
gestation. L'eCG est dosable dans le sang à partir de J45 jusqu'à J 110. Chez
la ponette comme la jument, sa concentration augmente rapidement de J40 à J60
pour atteindre environ 100 UI/ml au maximum puis décline ensuite régulièrement
jusqu'à sa disparition à J110.
L'hromone peut être mise en évidence dans le test de la lapine (test de
Friedman-Schneider) ou par certains kits commerciaux. Cette hormone qui fait
croitre les follicules dans beaucoup d'autres espèces (action FSH), n'a aucun
effet sur les ovaires de la jument vide. Le 36ème jour de gestation est un
moment-clé de la gestation avec démarrage de la sécrétion d'eCG par l'utérus et
mise en place des corps jaunes secondaires. LEs avortements seront faciles à
réaliser avant 36 jours, ils seront plus difficiles à réaliser, mais surtout
l'utérus de la jument continuera de sécréter la PMSG jusqu'à 120 jours comme si
de rien n'était. La remise à la reproduction avec succes est quasi
impossible.
Oesotrogenes
Le troisème pic hormonal est celui des oestrogenes, hormones stéroidiennes
d'origie feoto-placentaire. Les gonades (ovaires ou testicules) du foetus
produisent des androgenes qui sont transformés en oestrogenes au niveau du
placenta puis sécrétés dans le sang maternel. On observe à partir du 85ème jour
une sécrétion massive d'oestrogèenes circulants est due à l'accroissement
considérable de la taille des gonades pendant la première moitiré de la
gestation puis à leur régression par la suite. La taille des gonades à la
naissance est d'environ 10% de celle atteinte en milieu de gestation. Il faut
noter que sous le terme oestrogenes totaux, on dose l'oestrone et d'autres
stéroides propres à la gestation de la jument, l'équiline et l'équinine.
Les oestrogenes sont dosés dans le sang de la mère, du 90ème jour de gestation
au terme et dans l'urine de la mère du 150ème jour au 300ème jours. C'est le
niveau de concentration (très supérieur à celui atteint durant les chaleurs)
qui permet de se servir de ce dosage comme diagnostic de gestation.
Les concentrations en oestrogenes et en progestagenes sont donc les témoins de
la présence de l'unité "foetus/placenta". Bien que les oestrogenes chutent
après la mort du foetus, leurs concentrations dans le plasma maternel ne
peuvent pas être utilisées de façon fiable, pour évaluer son état de santé. En
revanche, en fin de gestation, une augmentation prématurée des progestagenes
peut signaler une pathologie placentaire ou foetale.
DIAGNOSTIC DE GESTATION
Les principaux diagnostics utilisés chez la jument
-A partir du 14ème jour post-ovulation, la vésicule embryonnaire est visble par
échographie comme une bille de 15mm de diamètre environ. Sa visualisation est
en fait possible dès le 10 ou 11ème jour post-ovulation mais sa petite taille
ne permet d'effectuer un diagnostic précis que sur des juments examinées
antérieurement et dont l'utérus est très homogène et échogène. En pratique,
pour les examens de routine, il est conseillé de ne pas examiner les juments
avant le 14ème jour de gestation
-A partir du 16ème jour post-ovulation, un retour en chaleur permet d'affirmer
que la jument est vide. En revanche, l'absence de retour en chaleur ne
constitue qu'un indice de début de gestation. Dans 30% des cas, l'absence de
retour est lié à des chaleurs mal détectées, à des corps jaunes persistants sur
des juments non fécondées, ou encore à des périodes d'inactivité ovarienne.
L'absence de retour n'est donc liée que dans 70% des cas à une gestation.
-Entre le 20ème et le 30ème jour, la plapation rectale de l'utérus peut être
utilisée. Seule, la consistance qui n'est qu'une conséquence de l'environnement
endocrinien, est estimée. C'est en fait un dosage biologique de la
profestérine. A cette période on ne peut pas encore distinguer de renflement,
sauf chez les juments maidens. Les erreurs de cette technique sont donc les
mêmes que celles du saoge de la progestérone, auxquelles il faut ajouter celle
de l'estimation, très subjective, de l'état de l'utérus. A partir du 30ème
jour, la palpation rectle de la vésicule embryonnaire dans l'utérus est
réalisable. L'exactitude de cette méthode est fonction de la dextérité de celui
qui la réalise: elle est trè bonne quand elle est réalisée par un spécialiste
mais devient très douteuse quand on ne la pratique qu'occasionnellement.
-Entre le 45ème et le 110ème jour, la mesure de l'eCG par des tests biologiques
(test de la lapine) ou par des tests biochimiques est d'une bonne exactitude:
95%. Son seul inconvénient est que l'eCG ne disparait pas immédiatement après
un avorrtement ayant lieu après le 40ème our de gestation: le test reste donc
positif après un avortement.
-Du 90ème jour au terme, le dosage des oestrogènes plasmatiques produits en
très grande quantité par l'unité foetus-placenta constitue une méthode très
sûre de diagnostic (méthode radio-immunologique). Sur les urines, le dosage de
ces mêmes oestrogenes ne peut se pratiquer que du 150ème au 300ème jour
(méthode chimique de dosage, moins sensible)
Suivi échographique de la gestation
Date du premier examen
La date à partir de laquelle la vésicule embryonnaire est visualisée par
échographie est la suivante:
-14 jours par rapport à l'ovulation détectée (et non pas supposée): c'est la
donnée la plus précise.
-15 jours par rapport au 1er refus: c'est la donnée la plus courante et le 1er
refus est proche de l'ovulation. La jument peut ovuler 1 jour après le début du
refus.
-19 jours par rapport à la dernière saillie: c'est la donnée la plus
fantaisiste, l'ovulation peut arriver n'importe quand. Il faut se donner la
marge d'une saillie fécondante: 5 jours avant l'ovulation.
Lors d'examens pratiquées avant cette date, les vésicules embryonnaires sont
souvent de dimensions trop petites par rapport aux limites de visualisation de
l'échographie, la jument est déclarée pleine si la vésicule est "douteuse" si
aucune vésicule n'est visible (absence ou non encore apparue?)
Le plus efficace est de réaliser un diagnostic de gestation avant la survenue
de la chaleur suivante, on n'a ainsi aucune chance de "rater" une occasion de
détecter la chaleur retour.
Dans la pratique, l'échographie ne peut pas toujours être pratiquée avant la
période de retour de chaleur de la jument (aux 13è, 15è et 18èùe jour après le
1er refus). Dans ce cas, la détection des chaleurs doit commencer avant. Une
erreur fréquente consiste à attendre le diagnostic de gestation par échographie
avant de passer la jument à la barre. Combien de juments examinées et non
passées à la barre les jours précédents sont porteuses d'une corps jaune
récent! Dans ce cas, non seulement une occasion de féconder la jument est
perdue, mais ne connaissant pas la date du passage chaleur-refus précédent, il
est impossible de prévoir la venue du cycle suivant.
Toute méthode de précision sur plus d'un cycle est à abandonner.
Dates des examens de confirmation
Si le diagnostic est positif, la détection des chaleurs est arrêtée. Il faudra
prévoir une confirmation du diagnostic entre le 30è et le 36ème jour de
gestation.
Si le diagnostic de gestation est négatif, la détection des chaleurs doit se
poursuivre conformément aux dates données, puis deux fois par semaine. Si la
jument ne se manifeste pas et que la saison est avancée au delà du 15 avril,
faire remettre la jument en chaleur (prostaglandines) par le vétérinaire après
confirmation du diagnostic négatif.
Image échographique et date de gestation.
La taille de la vésicule constitue un excellent critère pour dater la vésicule
jsuqu'à J18. La taille reste stable autour de 26mm de diamètre entre J18 et
J28. La taille augmente à nouveau très rapidement entre J28 et J45 (3mm par
jour).
La vésocule est mobile jusqu'à J16 et peut donc être visualisée dans toutes les
parties de l'utérus. Elle se fixe à J16. Elle est alors visualisée dans toutes
les parties de l'utérus (bouton embryonnaire vers la face ventrale d'une des 2
cornes utérines).
La forme de la vésicule est sphérique jusqu'à J17-J18 (cavté vitelline). Lors
de sa réaorganisation (développement de l'allantoide), elle prend une forme
irrégulière sphérique sur sa moitié ventrale et triangulaire sur sa moitié
dorsale.
L'embryon apparait vers J20 comme un point échogène à la face ventrale de la
cavité vitelline. LEs battements cardiaques sont visibles vers J25
(clignotement).
L'allantoide apparait en-dessous de l'embryon vers J24. Sa croissance
progressive au fur et à mesure de la diminution de la cavité vitelline permet
de dater la vésicule et provoque l'ascencion de l'embryon dans la vésicule.
L'embryon atteint le pôle dorsal de la vésicule vers J38.
La formation du cordon ombilical permet la descente progressive du foetus dans
l'utérus entre J40 et J48.
PERTES DURANT LA GESTATION
Ces pertes sotn très préjudiciables pour l'élevage équin. Pour 100 juments
mises à la reproduction en France, 80 sont fécondées mais seulement 66%
poulinent.
Définitions
lL'embryon est sexuellement indifférencié. Le stade embryonnaire se termine à
J40. Le foetus est sexuellement différencié. Le stade foetal s'étend de J40 à
J300. Le produit de gestation est considéré comme viable à partir de J300 et
s'appelle poulain.
Le taux de perte embryonnaire (éviter le terme taux de résorption embryonnaire
puisqu'il s'agit dénéralement d'une expulsion à l'ostrus suivant) correspond
au:
nombre de gestations interrompues avant J40
---
. nombre de fécondations
En pratique le taux de perte embryonnaire se mesure comme le taux de perte
entre les 2 diagnostics de gestation précoces:
nombre de 2ème diagnostics de gestation négatifs
nombre de 1er diagnostic de gestations positifs
Le taux de perte foetale (éviter le tereme d'avortement puisque l'expulsion
n'est pas systématique) correspond au:
nombre de gestations interrompues entre J40 et J300
---
. nombre de gestations à J40
En pratique le taux de perte foetale se mesure comme:
. nombre d'absences de poulinages
---
nombre de diagnostics de gestation de confirmation positifs
De façon rigoureuse, la naissance d'un produit viable entre 300 et 320 jours de
gestation doit être considéré comme prématuré. Pour des raisons pratiques,
l'expulsion d'un poulain entre 300 et 320 jours est appelé avortement (ou perte
foetale) par la plupart des auteurs.
Fréquence
Taux de pertes établis par différents auteurs. En conclusion le taux de pertes
s'évalue ainsi:
6% entre J20 et J40
6% entre J40 et J60
6% entre J60 et le terme
soit 17% de pertes au total.
Importance de la période embryonnaire
Le risque de perte semble très élevé en début de gestation et diminuerait au
fur et à mesure de l'avancement de la gestation
Argument 1
Le taux de fertilisation mesurée par le nombre d'ovocytes clivés (donc
fécondés) collectés vers J2 ou J4 post ovulation par rapport au nombre
d'ovulations est très élevé: 90%
Me taux de fertilité vers J6-J7 mesurée par le nombre d'embryons récoltés par
rapport au nombre d'ovulations avoisine 53% (saison de monte 93 - transferts
d'embryons commerciaux en France)
Le taux de ferticilité vers J14-J20 mesuré par le nombre de diagnostics de
gestation précoces prositifs par rapport au nombre de cycles exploités se situe
autour de 49% (saison de monte 89 - Haras nationaux)
Ainsi, le taux de perte serait très élevé entre J2 et J6-J7 et assez élevé
entre J6-J7 et J14-J20.
Argument 2
Un risque journalier de résorption embryonnaire a été estimé à partir des
données échographiques de 3740 juments testées gestantes lors d'un 1er examen
et confirmées positives (3407) ou négatives (333) lors d'un 2ème examen.
Diminution rapide de la probabilité de perdre l'embryon entre J13 et J40.
Facteurs favorisant le taux de perte
Intégrit du tractus génital.
Rappel! l'embryon trouve sa nourriture dans l'utérus. Le "lait utérin" est
sécrété par les glandes endométriales et absorbé au travers du chorion vitellin
ou allentoidien. La placentation est d'origine utérine et foetale. Il est donc
logique d'imaginer que tous les facteurs visant à diminuer la qualité de
l'endomètre influencent le taux de pertes.
Age de la jument
Les taux de perte embryonnaire et foetale augmentent avec l'âge de la jument en
particulier au-delà de 15 ans (perte embryonnaire) ou de 20 ans (perte
foetale). La partié de la jument, c'est-à-dire le nombre de gestations
antérieures, influence également le taux de pertes, mais cet effet surait du à
sa relation avec l'âge.
Chaleurs de lait.
Le taux de pertes embryonnaires reste identique quelque soit l'état
physiologique de la jument avec toutefois une tendance à l'augmentation lors de
fécondation nissue de l'ovulation post-partum. Le taux de perte foetale est
plus élevé lors de fécondations durant la chaleur de lait. Le fait que
l'involution utérine ne soit pas terminée lors de la fécondation et de la
nidation pourrait expliquer cette élévation du taux de pertes.
Répétabilité individuelle
Ginther a évalué en 1985 le taux de pertes embryonnaires à 50% chez 18 juments
atant déjà résorbé contre 25% chez 154 juments n'ayant jamais résorbé. Woods,
en 1985, a effectué une observation identique avec 40% de pertes embryonnaires
chez 20 juments a antédédents de perte de gestation précoce contre 11% chez les
juments sans antécédent de pertes.
Une étude française en 88 a montré 17% de perte foetale chez 244 juments ayant
déjà avorté contre 8 % chez les individus n'ayant jamais avorté.
Indicateurs d'atteinte de l'endomètre
La présence de liquide intra utérin détecté lors d'un constat de gestation par
échographie est un indicateur de perte de gestation.
De même, l'état histologique de l'utérus évalué lors d'une biopsie utérine
permet d'établir un pronostic sur la capacité de la jument à mener à bien une
gestation.
Le taux de pertes de gestation est plus élevé sur les juments sur lesquelles on
a observé des kystes endométriaux, mais il s'agit principalement de juments
âgées. Le taux de poulinage est le même lorsque des juments à kystes sont
comparées à des juments témoins sans kystes, d'âge identique. La présence de
kyste serait uniquement un indicateur de vieillissement.
Ainsi se dessune une catégorie de juments à risques. Ginther analyse ces
juments subfertiles comme possédant un taux de perte très élevé entre J11 et
J15 (en pratique courante, ces pertes sont plus souvent enregistrées comme des
non-fécondations), intermédiaire entre J15 et J20 et normal ensuite. Leur
endomètre abimé ne serait plus capable de sécréter les nutriments nécessaires
au conceptus qui épuise ses réserves.
En pratique la prévention des pertes durant la gestation passe par la
réforme:
- des juments de 15 ans et plus
- des juments à endométrite ou ayant déjà avorté
Age de l'ovocyte
Woods, 1990, a observé 19% (7/36) de pertes précoces entre J15 et J20 lors d'IA
post ovulation contre 2% (1/42) pour les IA pré ovulation
Koskinen, 90, a également rapporté 38% (5/13) de pertes embryonnaires entre J16
et J25 pour les IA post ovulation contre 0% (0/13) pour les IA pré
ovulation.
Hypothèse: on peut imaginer que l'ovocyte soit fécondé lors d'IA post ovulation
après une phase d'attente plus longue que lors d'IA pré ovulation. Ceci
dimi,nue les chances de fécondation et de survie de l'embryon en cas de
fécondation. Cela pourrait provenir d'un décalage entre l'âge de l'embryon et
la préparation hormonale de l'oviducte et de l'utérus à le recevoir.
Image échographique du conceptus.
Le taux de pertes embryonnaire et foetale sont plus élevés (35%-n=279 et
18%-n=130 respectivement) lorsque l'image du conceptus apparait anormale à
l'examen échographique qu'en cas d'image normale (6%-n=2984 et 17%-n=2496). On
entend par image anormale soit une vésicule de forume irrégulière , soit de
petite taille
Stress
Le stress augmente le taux de cortisol circulant et consécutivement diminue la
sécrétion de progestérone nécessaire au bon déroulement de la gestation.
L'élévation des pertes suite à un stress n'a jamais été clairement démontrée.
En particulier, Baucus a montré en 1990 que le transport (9heures par jour
entre la 3è et la 5è semaine de gestation) diminue le taux de progestérone mais
n'influence pas le taux de pertes. Van Niekerk, 1982, a également montré que le
sevrage, la douleur (coliques) ou encore une maladie infctieuse déprime le taux
de progestérone mais il n'a pas évalué le taux de pertes. Trois auteurs (Van
Nickerk 1965, Henneke 1984 et Potter 1987) semblent s'accorder sur la sous
alimentation très prononcée comme facteur de perte embryonnaire.
Supplémentation avec des progestagenes durant la gestation.
Certains auteurs observent qu'un taux bas en progestérone est souvent associé à
une perte embryonnaire (Ginther et al 1985; Woods et Ball 1987). En revanche,
d'autres études ne montrent aucune différence de niveau de progestérone entre
des juments ayant avorté précocément et des juments gestantes (Chevalier et
Palmer 1986, Papa et al 1994)
L'hypothèse la plus probable sur l'origine de cette baisse en progestérone
serait la présence d'une endométrite provoquant une lutéolyse prématurée.
En pratique, la gestation peut être maintenue en l'absence d'un corps jaune à
raison de 200mg/jour de progestérone ou de 44mg/jour d'Altrenogest du jour de
l'ovulation jusqu'à 90 jours de gestation. Si on décide de placer une jument "à
risque" sous progestérone, ce sont ces produits administrés aux doses ci-dessus
qu'il convient d'appliquer, soit un coût moyen de 1500F. Aucune étude n'a
montré que la mise sous progestérone entrainait une réduction dans la
population traitée du taux de pertes embryonnaires. Il est donc déconseillé
d'utiliser cette méthode de prévention des pertes de gestation en routine.
Avortement induit
L'induction de l'avortement chez la jument est pratiquée dans les cas
suivants:
- gestatio ngemellaire
- saillie non désirée ou erreur sur l'étalon
La progestérone étant nécessaire au maintien de la gestation, la méthode
usuelle consiste à supprimer sa sécrétion en lysant le corps jaune par l'emploi
de prostaglandines. Cette méthode est moins efficace lorsque les corps jaunes
des ovaires ne constituent plus l'unique source de progestérone, vers 90
jours.
Induction entre 5 et 36 jours de gestation
Le corps jaune est réfractaire aux prostaglandines durant les 5 jours qui
suivent l'ovulation. Avant la formation des cupules endométriales (36-38è jour)
et la sécrétion d'eCG (38-40ème jour) , une seule injection de PGF2a ou d'un
analogue provoque l'avortement.
En pratique, il est préférable de faire avorter une jument en début de
gestation (entre 5-6 et 34-35 jours post ovulation).
L'expulsion du foetus se produit par le col ouvert lors de l'oestrus induit.
L'oestrus se produit 4 à 5 jours après l'injection. La fertilité est
équivalente à celle des autres cycles.
Genther a observé par échographie des résorptions embryonnaires induites par
injection de prostaglandine au 12ème jour post ovulation. L'embryon présente
une phase de mobilité prolongée au del) de J17. L'embryon est généralement
expulsé lors de l'oestrus suivant par le col ouvert.
En pratique de terrain, les signes précurseurs de perte embryonnaire sont rares
puisque le plus souvent aucun signe visible n'est détecté au cours des examens
précédents.
Induction entre 36 et 120 jours de gestation.
Les cupules endométriales sécrètent l'eCG jusqu'à 102 jours.
Plusieurs injections de prostaglandines sont pratiquées tout les 12 ou toutes
les 24 heures jusqu'à constation de l'avortement. L'avortement est obtenu entre
2 et 10 jours en moyenne. La sécrétion de progestérone chute et celle d'eCG est
maintenue. Le retour en oestrus est plus long que lors d'avortement avant 35
jours. Il n'est fécondant qu'après l'arrêt de sécrétion d'eCG.
Il n'existe aucun traitement permettant d'accélérer la disparition des cupules
endométriales.
Induction après 120 jours de gestation
Plusieurs injections de prostaglandines sont pratiquées toutes les 12 ou 24
heures jusqu'à constatation de l'avortement.
Conduite à tenir en cas de perte de gestation
Toute constatation de perte embryonnaire (1er constat de gestation positif et
2ème constat négatif) doit être accompagné d'une injection de prostaglandine le
jour de la constatation de la perte embryonnaire (jour du 2ème constat de
gestation négatif). En effet, si la perte embryonnaire se produit après le
signal embryonnaire (ver J12), le corps jaune n'est pas lysé et la phase
lutéale persister. Ginther 1985 a observé que:
*29% (12/41) des juments ayant résorbé entre J11 et J20 se trouvaient en phase
lutale persistante
*100% (8/8) des juments ayant résorbé entre J20 et J36 étaient en phase lutéale
persistante.
Après J36, une perte embryonnaire est associée à la présence d'eCG jsuqu'à
J110. La jument revient rarement en chaleurs et ne présente pas d'ovulation
avant J110. C'est la raison pour laquelle un constat de gestation effectué vers
J30-J36 et positif n'est pas confirmé ensuite puisque le risque de perte est
fiable après cette date et que la mise à reproduction de la jument n'est plus
possible durant la saison de monte.
Les avortements infectieux
Ils représentent 30 à 40% des avortements.
Avortement bactériens.
Les avortement bactériens représentent 25 % des avortement observés à
l'Institut de Pathologie du Cheval (IPC) en Normandie. Ils se produisent entre
le 5ème et le 11ème mois de gestation, plus fréquemment en fin de
gestation.
La contamination par voie ascendante: les bactéries du vagin remontent dans
l'utérus à la faveur d'une incompétence cericale, de lésions inflammatoires du
placenta restent localisées autour du site de pénétration
pi âr voir jématogene: lors d'infection bactérienne générale, les bactéries
accèdent au foetus et à ses annexes par l'intermédiaire de la circulation
sanguine ou lymphatique de l'utérus, les lésions inflammatoires du placenté
sont disséminés en foyers multiples.
Les principaux agents responsables sont les Streptocoques hémolytiques (37% des
cas analysés à l'IPC), Escherichia coli (22%), Streptocoques sp (6%),
Klebsiella sp (6%), Stapyloccys aureus (11%), Enterobacter agglomerans (2%) et
autres (6%)
La lpetospirose peut provoquer des avortements lors du troisième trimestre de
gestation dû à leptospira pomona.
Les signes cliniques précédant l'avortement sont souvent absents. Lorsqu'ils
existent, il s'agit:
-d'un développement mammaire et parfois de sécrétions lactées.
- d'écoulements vulvaires,
-parfois de symptomes d'une maladie générale
Après l'avortement, on peut observer des écoulements et surtout une rétention
placentaire avec les complications éventuelles d'endométrite et de
fourbure.
Pour obtenir l'isolement du germe responsable à l'autopsie, les conditions
idéales sont de fournir au laboratoire le foetus et ses annexes non congelés
dans un délai de 6 heures après l'expulsion.
Avortements mycosiques
Ils représentent moins de 1 % des avortements observés à l'IPC. Ils se
produisent entre le 5ème et le 10ème mois de gestation avec une fréquence
maximale à proximité du terme. La contamination se produit par voie ascendante
induisant une lésion placentaire située au niveau du col et une insuffisance
placentaire avec expulsion d'un foetus de petite taille et émacié.
Les principaux germes responsables sont Aspergillus sp et Mucor sp.
Avortements d'origine virale.
Rhinopneumonie
La fréquence varie d'une année sur l'autre de 1 à 15%
L'agent responsable est un virus à type Herpes (EHV1 et EHV4). Parallèlement à
la forme abortive, il existe une forme respiratoire et une forme
nerveuse.
La contamination a lieu par voie respiratoire . L'avortement atteint des
juments non protégées et contaminées pendant la deuxième moitié de la gestation
ou des juments présentant dans leur organisme le virus à l'état latent et qui
se réactive à l'occasion d'un stress.
L'avortement survient entre 4 et 10 mois de gestation avec une fréquence plus
grande entre le 8ème et le 11ème mois. Parfois, le produit peut naitre vivant
et mourir dans les 24-48 heures suivant la naissance.
%L'avortement survient souvent sans signes précurseurs. LA présence d'oedème
entre l'épithélium du prophoblaste et l'endomètre entraine une séparation
rapide du placenta. L'épithélium du foetus et la délivrance sont rapides,
parfois simultanées. A l'autopsie, il est possible de diagnostiquer la
rhinopneumonie par certaines lésions: pneumonie, petite tâches hémorragiques,
oedème de la trachée et ictère. Le fois, le poumon et le thymus peuvent
présenter des lésions histologiques spécifiques du virus. Le diagnostic peut
être confirmé par la recherche d'anticorps fixant le complément (titre>1/8)
et d'anticorps séroneutralisants (titre >1/64) dans le sérum de la jument ou
de la majorité de l'effectif.
Le taux d'avortement dans un effectif vacciné n'est pas nul (entre 0 et 25%).
Il est de 90 à 95% dans un effectif non vacciné.
Les principales sourves de virus sont représentées par
-les sécrétions nasales des foals et des yearlings atteints de forme
respiratoire
-les avortons et leurs annexes
-les sécrétions génitales des juments avortées.
-les poulains infectés qui survivent quelques jours
- les porteurs latents
Il convient donc d'isoler toute jument présentant des signes d'avortement ou
ayant réellement avorté (au minimum 1 semaine). Il convient également d'isoler
tout équidé arrivant dans un élevage. Toutefois, la rhinopneumonie peut
apparaitre dans un effectif sans qu'un cheval infecté ait été introduit mais
simplement par réactivation du virus chez un porteur latent.
Il convient de séparer les juments gestantes des autres équidés de l'élevage.
En cas d'effectifs importants, il est préférable d'entretenir les juments
pleines en petits groupes séparés. Lorsque le même personnel soigne tous les
équidés de l'élevage, il est conseillé de soigner les juments gestantes en
premier
Artérire virale
L'avortement dans les 15 jours à 3 semaines qui suivent la contamination par le
togavirus de l'Artérite virale n'a jamais été diagnostiquée en France.
Ouvrage: Gestion de la jument des Haras Nationaux