... à moins que dans leur pré se trouve une plante photosensibilisante et qu'ils eLa photosensibilisation


La photosensibilisation:
Elle se traduit par des réactions cutanées de diverses formes lors de l'exposition, même minime, au soleil : eczéma, urticaire, dyschromie (défaut de pigmentation d'une partie de la peau) .


C'est une inflammation de la peau non pigmentée sous l'effet de la lumière, à la suite de sa sensibilisation par certaines substances comme le trèfle hybride, la luzerne, le sarrazin, le millepertuis ...


Localisation:toutes les zones dépigmentées, le plus fréquemment la face et les paturons.


La phylloerythine, produit de dégradation de la chlorophylle, provoque une sensibilisation secondaire d'origine hépatique qui entraîne congestion, vésicules, oedèmes, croûtes, prurit ...


Les rayons du soleil, surtout les rayons ultraviolets B, déterminent des réactions cutanées de la peau non pigmentée.


L'action nocive peut s'exercer par divers degrés de brûlures dépendant de l'importance du rayonnement.
Un autre groupe d'effets est déterminé par la production de substances antigéniques dans l'organisme sous l'influence du rayonnement (photoallergie).


Il faut savoir enfin que certaines substances rendent l'organisme plus sensible à l'action de la lumière.


Ce sont des substances d'usage courant comme :


* des principes actifs de médicaments tels que :
les sulfamides, le bleu de méthylène, la tétracycline, la phénothiazine, les produits iodés ...
* des plantes comme :
par exemple Echium lycopis, Medicago polymorpha, le millepertuis, le sarrazin, la carotte sauvage, certaines luzernes, le trèfle hybride...
* des produits entrant dans la composition de préparations
essence de bergamote, vaseline...
* la chlorophylle


La photosensibilité est variable suivant les sujets et peut être à l'origine de manifestations allergiques diverses, surtout du type eczéma.
On peut donner au cheval de la Vit PP (Niacine - Nicotinamide - Acide nicotinique) pour le soutenir.


Il faut donc 3 caractéristiques :


1. l'existence d'un agent photosensibilisant
2. une exposition aux ultras violets
3. l'absorption par la peau de ces UV


Les éruptions provoquées surviennent après un certain délai et se caractérisent par :


* de l'eczéma
* de l'urticaire
* des dermatoses diverses


Le traitement
Il faut placer le cheval dans un box à l'abri de la lumière et l'y laisser jusqu'à disparition des symptômes.
On pourra également avoir recours à des anthihistaminiques en injection (malgré leur faible action) et en applications locales et, si besoin, des corticoïdes.n consomment.
Galopin ©1999 - 2007 Kathy et Patrick


Différenciation coup de soleil, dermatite, photosensibilisation:
Il est difficile d'établir si la perte de pelage est due à un coup de soleil, à une dermatite de contact ou à une photosensibilité. La plupart du temps, on diagnostique un coup de soleil (c'est-à-dire une surexposition aux rayons ultraviolets) probablement par élimination des autres causes, en l'absence d'autres facteurs de confusion. Les plaques de peau croûteuses, sèches et qui pèlent sont le plus souvent attribuables aux conditions suivantes :


1. Dermatite de contact causée par des irritants, comme les vaporisateurs contre les mouches ainsi que par les boutons d'or
2. Photosensibilité primaire
3. Photosensibilité secondaire (photosensibilité hépatogène)
4. Photosensibilité d'étiologie incertaine
5. Infections cutanées, ex. : gales de boue


1. Dermatite de contact résultant d'une réaction chimique ou mécanique à l'origine d'une blessure cutanée. Ce type de dermatite se produit souvent à la suite d'une réaction à un produit chimique contenu dans les vaporisateurs contre les mouches ou dans certaines plantes, comme les boutons d'or.
2. Photosensibilité primaire
La photosensibilité est généralement considérée comme la conséquence de l'ingestion d'agents photodynamiques contenus dans certaines plantes ainsi que de toxines chimiques.
3. La photosensibilité secondaire se produit lorsqu'une toxine endommage le foie et interrompt l'excrétion de phylloérythrine. Cette substance est un composé de porphyrine qui se forme à la suite de la décomposition microbienne de la chlorophylle dans le tube digestif. La phylloérythrine est normalement éliminée par le foie et excrétée dans la bile. Si le foie est gravement endommagé, la phylloérythrine s'accumule dans le sang. En circulant dans la peau, elle est exposée aux rayons ultraviolets; elle devient fluorescente et abîme les vaisseaux sanguins et les tissus cutanés en les oxydant.
4. La photosensibilité d'étiologie incertaine regroupe les cas de photosensibilité causés par de nombreuses plantes fourragères. Cette réaction a été observée chez les bovins, les moutons et les chevaux qui broutent dans des pâturages luxuriants. La luzerne est associée à des cas de photosensibilité secondaire chez les bovins, sans qu'un dérèglement hépatique soit nécessairement à l'origine de la photosensibilisation.
5. Les infections cutanées, par exemple les gales de boue et la dermatophilose, peuvent aussi causer des irritations cutanées et la perte de poils.


Prévention et traitement


Les chevaux qui risquent le plus de présenter une photosensibilité causée par des plantes sont ceux qui broutent dans les pâturages mal entretenus contenant beaucoup de mauvaises herbes, surtout à proximité des clôtures. Normalement, les chevaux qui présentent une photosensibilité primaire se rétablissent complètement en l'absence de contact avec le produit chimique en cause.


Le pronostic pour les chevaux qui ont été exposés à des plantes contenant un alcaloïde de type pyrrolizidine est préoccupant, en raison des dommages antérieurs au foie. Les chevaux ne doivent plus être en contact avec les plantes responsables et leur régime doit être faible en protéine et facilement digestible.


Dans le cas d'une intoxication aiguë au trèfle hybride, le cheval prend normalement environ une semaine à se rétablir complètement. Le pronostic pour les intoxications chroniques au trèfle hybride est sombre et le cheval peut mourir d'insuffisance hépatique, comme dans le cas d'une exposition à un alcaloïde de type pyrrolizidine.


La prévention est donc essentielle. Les pâturages doivent être examinés régulièrement et les plantes contenant un alcaloïde de type pyrrolizidine doivent être éliminées. On peut se renseigner davantage sur la manière de distinguer les différents types de trèfle en consultant la fiche d'information sur le site Web du MAAARO portant sur les intoxications au trèfle hybride, la photosensibilité et la photodermatite chez le cheval (Alsike Clover Poisoning, Photosensitization or Photodermatitis in Horses).


Depuis ce début d'année, j'ai eu à soigner Quorail, puis ce fut autour de Topaze. Ils ont été photosensibilisés suite à l'ingestion d'une plante perturbant leur fonctionnement hépatique.


Les plantes potentielles:
Medicago


Millepertuis


Trèfle hybride


J'avais remarqué que cette année il y avait particulièrement plus de plantes à fleurs jaunes.
Je n'avais pas pris conscience de leur impact nocif sur l'organisme de mes chevaux.
Et je n'avais pas été sensibilisée. Le vétérinaire me conseillant les soins locaux.
Devant toutefois l'inconfort que subissent les chevaux atteints, j'ai entrepris d'éradiquer les plantes dans mes prés
Impact sur Topaze: